À Bernay, la question du logement ne peut plus être ignorée. Deux immeubles ont récemment été évacués en raison de leur dangerosité. Si le relogement relève légalement des propriétaires, la situation pose une question politique essentielle : comment notre commune protège-t-elle ses habitant·es quand le logement devient indigne ?
Depuis longtemps, nous alertons en conseil municipal sur le niveau trop élevé des loyers à Bernay, qui pèse lourdement sur les ménages modestes. Même si l’encadrement des loyers n’est pas encore permis par la loi dans les petites villes, nous devons porter cette exigence.
Il est urgent de construire une politique de logement solidaire, autour de cinq priorités :
- L’habitat d’urgence : garantir un toit à celles et ceux dont le logement devient dangereux ou inhabitable.
- La réhabilitation des logements vacants : environ 8 % des logements sont vides à Bernay, alors que la pauvreté progresse. Les rénover, c’est redonner dignité et espoir.
- Des logements accessibles et alternatifs, adaptés aux retraité·es modestes, aux travailleur·ses précaires et aux familles monoparentales.
- Une pression politique nationale pour étendre l’encadrement des loyers aux villes comme Bernay, proches de grandes métropoles (Caen, Rouen, Paris).
- Agir contre la spéculation immobilière : défendre la propriété d’usage (lieu de vie).
Le logement est un droit, pas un privilège. Réfléchissons et agissons ensemble.