Désescalade numérique

Remettre l’outil numérique au service de l’humain, garantir une alternative non-numérique.

Le numérique est devenu au fil des ans la cause de nombreux maux de notre société, dont le démantèlement et la privatisation des services publics, créant un peu plus chaque jour de la distance entre la politique et les citoyen·ne·s. La généralisation de l'intelligence artificielle et son usage sans concertation par les instances publiques ajoutent à cet éloignement et mettent à risque la pérennité de la gestion de nos territoires. Aux problématiques sociales et géopolitiques s'ajoutent les impacts environnementaux du numérique, peu évoqués mais pourtant bien réels, et ce depuis l'extraction des matières premières jusqu’aux déchets électroniques. Derrière ces problématiques qui semblent parfois nous dépasser, nous avons un pouvoir fort par l'action locale.

Pour que le numérique redevienne un outil au service de l'humain, nous nous engageons à mettre en place un plan de désescalade numérique selon les 10 propositions faites par un collectif d'associations et d'experts français (https://www.desescaladenumerique.org). Nous nous engageons également à sensibiliser la population sur les impacts sociaux et environnementaux du numérique car, derrière le verni de l'immatérialité se trouve une réalité insoutenable.

La désescalade numérique, c’est la garantie d'un droit au non-numérique, c’est-à-dire offrir systématiquement une alternative au numérique via un opérateur humain, sans exclure ni stigmatiser. C’est l’usage des finances publiques sur le territoire (et non vers des services souvent étrangers), favorisant l’emploi et la sécurisation des services essentiels « hors réseau ». C’est aussi la réduction des dépenses et le renforcement de la résilience locale, notamment à travers l'usage de logiciels libres et ouverts (sortant au passage de l'emprise de la "Big Tech" américaine). C'est aussi préserver nos enfants en favorisant une éducation ouverte et créative, leur donnant les clés du discernement technologique. C'est agir pour notre sécurité, sans recours nécessaire à la vidéo-surveillance dont on sait désormais l'inefficacité relative mais également son potentiel de retournement contre la population. C’est préserver notre santé et notre environnement en refusant l’installation de data-centers sur la commune, en limitant les antennes-relais et l’exposition électro-magnétique, en bannissant les écrans publicitaires des espaces publics et transports en commun…

Notre engagement avec la désescalade numérique, c’est que la collectivité soit motrice et exemplaire, marquant une réappropriation des outils au service des citoyen·ne·s. C’est penser nos actions dans le temps avec et pour vous, avec pour mantra : l’humain et la planète d’abord.

Pour marquer notre engagement dans la désescalade numérique, nous sommes également signataire de la charte municipale du collectif Attention, « Plus d'humain, moins d'écran » :

Les municipalités ont un rôle majeur de protection à jouer et en particulier à l’égard de la jeunesse. Elles peuvent faire le choix de s’engager dans une politique de prévention des risques liés à la surexposition aux écrans, de promotion de la déconnexion et du vivre ensemble.

Le Collectif Attention réunit 11 associations engagées face à la surexposition aux écrans. Elles mettent 4 propositions à la disposition des équipes candidates aux élections municipales, afin qu’elles s’engagent elles aussi et prennent leurs responsabilités en faveur d’une santé préservée, d’une éducation plus humaine et respectueuse de l’intérêt supérieur de l’enfant mais aussi d’une société plus harmonieuse.

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